Parti politique et dynamique collective
Pourquoi en tant qu'adhérent au PCF, s'investir dans la dynamique d'un collectif antilibéral composé de militants cartés et de citoyens engagés ?
Est-ce par intérêt personnel, par audace politique ?
Est-ce une recherche de Pouvoir, de reconnaissance sociale ?
Non, les enjeux politiques actuels sont trop importants pour risquer de jouer les apprentis sorciers, tel les élus PS qui ont rejoint Sarkozy.
Aussi, pourquoi vouloir quitter le confort relatif de l'appareil politique et risquer la confrontation tant interne qu'externe au Parti ?
Pas si simple de le vivre que de le dire.
Et pourtant l'unité de la Gauche qui une nouvelle fois se reconstruit, est à ce prix.
Va-t'on poursuivre l'alliance avec la gauche sociale démocrate qui se recompose en flirtant avec les idéaux du libéralisme ?
Va-t'on construire un nouveau rassemblement de la gauche en avançant sur les propositions antilibérales ?
En d'autres termes, il ne s'agit ni d'ignorer ce qui se passe au sein du Parti, ni de l'accepter tel quel. La rénovation de la Gauche est, pour moi, à ce prix.
Lors de la dernière campagne législative nous avons, bien souvent, discuté de la place du PCF dans les collectifs antilibéraux et de la complémentarité entre les "cartés politiques" et les "non cartés engagés dans notre collectif.
Retirons quelques enseignements de ces échanges :
- Le Parti a la force d'une structure qui permet l'organisation et la pérennisation de la pensée politique et des actions mises en oeuvre par les adhérents.
- Les militants politiques "non cartés" ont le plaisir de faire partager leurs compétences au plus grand nombre dans des actions concrètes de transformation ou de résistance.
- Le parti politique du fait, entre autre, de sa structuration a tendance à penser dans les limites de son agencement.
- Les miltants "non cartés" ont bien souvent la hardiesse des idées, mais éprouvent bien souvent de grandes difficultés à être efficaces dans la durée.
¤ Le parti politique a le pouvoir de représentation et d'institutionnalisation tant au niveau local, qu'à celui du national ou de l'international.
¤ Les réseaux ou mouvements collectifs ont souvent la puissance du "coup politique" sans volonté de s'instituer.
Aujourd'hui la doctrine capitaliste est en pleine expansion.
C'est quasi impossible de lutter contre le capitalisme sans le militantisme populaire-cartés ou non-associé à la force d'un parti politique.
Osons, tous ensemble, libérer nos imaginaires pour créer de nouvelles perspectives qui tiennent compte de l'Histoire, sans s'y enfermer.
Aujourd'hui faire de la politique, c'est pour moi :
~ être du côté de la vie et s'engager dans les multiples essais de transformation sociale,
~ développer des contre-pouvoirs et chercher des solidarités,
~ être à l'écoute de ce qui se passe actuellement dans la puissance des idées de nombreux collectifs qui cherchent et agissent,
~ associer la puissance des idées aux pouvoirs des moyens,
~ lutter contre l'idéologie dominante qui annihile la volonté de penser et considère la concurrence entre les Hommes comme un progrès social.
Le "tous" semblable, la non acceptation de la différence et du contre-pouvoir est une absurdité destructrice. L'histoire nous l'a appris à nos dépends.
Le PCF a d'ailleurs dans ce sens, remis en cause l'idéologie du "tout collectif" et reconsidéré les pratiques singulières comme éléments significatifs d'une pensée collective.
Il nous faut en permanence remettre en cause la pensée fusionnelle, partisane et valoriser l'interaction des pensées personnelles et des engagements collectifs.
La démocratie est une logique continue du collectif et de l'être en soi. Oublier cette dialectique c'est privilégier :
- le collectif dépend de l'individu (identique, collectivisme, fusion-confusion ; c'est oublier de signifier que toute identité se construit par l'interaction permanente de l'identique et du différend).
- l'individu au dépend du collectif (individualisme, libéralisme, concurrence ; c'est oublier de dire que tout gagnant produit irréversiblement un perdant).
S'engager dans la dynamique d'un collectif antilibéral c'est en même temps affirmer ses idéaux et s'ouvrir aux critiques du "non semblable".
L'autre peut me permettre d'interroger ce qui était jusqu'alors évident pour moi. C'est lui qui me fera d'autant plus progresser.
L'acte de penser se construit bien souvent dans la résistance à ce qui est, dans la volonté de nous extraire de la partialité de nos perceptions et dans le choix d'élaborer par la présence d'autrui une pensée globale et plus distanciée.
Le paradoxe des collectifs antilibéraux c'est de vouloir prendre en compte les multiples et différents potentiels qui les constituent (citoyens engagés, adhérents politiques, militants associatifs et syndicaux…) tout en constituant une Unité de pensée.
Ce besoin d'identification et ce désir de différenciation sont tout à la fois opposés mais complémentaires.
C'est en termes plus politiques, vouloir associer le militantisme de réseau à la force d'un parti politique. Pas simple, mais réalisable.
Par leurs diversités d'expériences ey leur unité politique, les collectifs antilibéraux peuvent représenter une force suffisament influente pour lutter contre la pensée capitaliste qui se veut être la seule crédible.
Est-ce par intérêt personnel, par audace politique ?
Est-ce une recherche de Pouvoir, de reconnaissance sociale ?
Non, les enjeux politiques actuels sont trop importants pour risquer de jouer les apprentis sorciers, tel les élus PS qui ont rejoint Sarkozy.
Aussi, pourquoi vouloir quitter le confort relatif de l'appareil politique et risquer la confrontation tant interne qu'externe au Parti ?
Pas si simple de le vivre que de le dire.
Et pourtant l'unité de la Gauche qui une nouvelle fois se reconstruit, est à ce prix.
Va-t'on poursuivre l'alliance avec la gauche sociale démocrate qui se recompose en flirtant avec les idéaux du libéralisme ?
Va-t'on construire un nouveau rassemblement de la gauche en avançant sur les propositions antilibérales ?
En d'autres termes, il ne s'agit ni d'ignorer ce qui se passe au sein du Parti, ni de l'accepter tel quel. La rénovation de la Gauche est, pour moi, à ce prix.
Lors de la dernière campagne législative nous avons, bien souvent, discuté de la place du PCF dans les collectifs antilibéraux et de la complémentarité entre les "cartés politiques" et les "non cartés engagés dans notre collectif.
Retirons quelques enseignements de ces échanges :
- Le Parti a la force d'une structure qui permet l'organisation et la pérennisation de la pensée politique et des actions mises en oeuvre par les adhérents.
- Les militants politiques "non cartés" ont le plaisir de faire partager leurs compétences au plus grand nombre dans des actions concrètes de transformation ou de résistance.
- Le parti politique du fait, entre autre, de sa structuration a tendance à penser dans les limites de son agencement.
- Les miltants "non cartés" ont bien souvent la hardiesse des idées, mais éprouvent bien souvent de grandes difficultés à être efficaces dans la durée.
¤ Le parti politique a le pouvoir de représentation et d'institutionnalisation tant au niveau local, qu'à celui du national ou de l'international.
¤ Les réseaux ou mouvements collectifs ont souvent la puissance du "coup politique" sans volonté de s'instituer.
Aujourd'hui la doctrine capitaliste est en pleine expansion.
C'est quasi impossible de lutter contre le capitalisme sans le militantisme populaire-cartés ou non-associé à la force d'un parti politique.
Osons, tous ensemble, libérer nos imaginaires pour créer de nouvelles perspectives qui tiennent compte de l'Histoire, sans s'y enfermer.
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Pour participer à la refondation de la Gauche, il parait essentiel de mener le débat politique sur le projet de transformation sociale en rassemblant le maximum de propositions et compétances des militants cartés ou non.Aujourd'hui faire de la politique, c'est pour moi :
~ être du côté de la vie et s'engager dans les multiples essais de transformation sociale,
~ développer des contre-pouvoirs et chercher des solidarités,
~ être à l'écoute de ce qui se passe actuellement dans la puissance des idées de nombreux collectifs qui cherchent et agissent,
~ associer la puissance des idées aux pouvoirs des moyens,
~ lutter contre l'idéologie dominante qui annihile la volonté de penser et considère la concurrence entre les Hommes comme un progrès social.
Le "tous" semblable, la non acceptation de la différence et du contre-pouvoir est une absurdité destructrice. L'histoire nous l'a appris à nos dépends.
Le PCF a d'ailleurs dans ce sens, remis en cause l'idéologie du "tout collectif" et reconsidéré les pratiques singulières comme éléments significatifs d'une pensée collective.
Il nous faut en permanence remettre en cause la pensée fusionnelle, partisane et valoriser l'interaction des pensées personnelles et des engagements collectifs.
La démocratie est une logique continue du collectif et de l'être en soi. Oublier cette dialectique c'est privilégier :
- le collectif dépend de l'individu (identique, collectivisme, fusion-confusion ; c'est oublier de signifier que toute identité se construit par l'interaction permanente de l'identique et du différend).
- l'individu au dépend du collectif (individualisme, libéralisme, concurrence ; c'est oublier de dire que tout gagnant produit irréversiblement un perdant).
S'engager dans la dynamique d'un collectif antilibéral c'est en même temps affirmer ses idéaux et s'ouvrir aux critiques du "non semblable".
L'autre peut me permettre d'interroger ce qui était jusqu'alors évident pour moi. C'est lui qui me fera d'autant plus progresser.
L'acte de penser se construit bien souvent dans la résistance à ce qui est, dans la volonté de nous extraire de la partialité de nos perceptions et dans le choix d'élaborer par la présence d'autrui une pensée globale et plus distanciée.
Le paradoxe des collectifs antilibéraux c'est de vouloir prendre en compte les multiples et différents potentiels qui les constituent (citoyens engagés, adhérents politiques, militants associatifs et syndicaux…) tout en constituant une Unité de pensée.
Ce besoin d'identification et ce désir de différenciation sont tout à la fois opposés mais complémentaires.
C'est en termes plus politiques, vouloir associer le militantisme de réseau à la force d'un parti politique. Pas simple, mais réalisable.
Par leurs diversités d'expériences ey leur unité politique, les collectifs antilibéraux peuvent représenter une force suffisament influente pour lutter contre la pensée capitaliste qui se veut être la seule crédible.
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Le capitalisme dissimule la réalité.
C'est un leurre de le voir comme une unité, comme un et indivisible. Ce leurre nous conduit bien souvent à nous opposer au phénomène de la globalisation.
Je me rappelle du cri du merle qui s'égosillait pour attirer l'attention des "dénicheurs" loin de sa nichée. Faire du bruit pour retenir l'attention. C'est dans ce cas une louable et très respectable mise en scène.
On ne peut pas en dire autant du système capitaliste.
Il fait du bruit, occupe du terrain, mortifie la pensée créatrice en inculquant l'idée que lutter contre lui est de l'ordre de l'impossible, tellement les choses sont entrevêtrées et complexes.
Or nous savons que ce système se régénère par sa capacité d'adaptation.
Il suffitqu'une idée marche, qu'une action réussisse, pour que celui-ci l'intégre à son propre fonctionnement en détournant très souvent les finalités (commerce équitable ; protection de l'environnement ; intérêt général,.).
Le capitalisme n'est pas un système globalisé. Il est au contraire, multiple et diversifié.
Pour le combattre il nous faut des compétences et des postures politiques distinctes et variées.
Il nous faut nous mobiliser par de multiples actions porteuses de transformations et être des porte parole de ceux qui luttent concrètement par leurs pratiques.
**"C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est à dire la réalité et la puissance de sa pensée dans ce monde et pour notre temps.
La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique est purement scolastique"
C'est dans la pratique que nous prendrons d'autant plus conscience de nos valeurs et idéaux.
Pratiquer, c'est dire quelque chose en associant corps et réflexion.
Aujourd'hui on veut souvent savoir sans pour autant se coltiner à la réalité concrète et aux questionnements sous jacents.
Le capitalisme est toujours prêt à répondre aux savoirs qu'on ingurgite sans poser de questions. Cela fait partie de sa stratégie de développement.
Il répond à ce type de demandes, en dégageant les moyens d'informations qui sont eux-mêmes dirigés par des actionnaires idéologiquement déterminés.
Or s'informer ce n'est pas savoir.
Encore une illusion, un leurre développé par le capitalisme.
La pluralité des compétences et savoirs faire au sein de notre collectif antilibéral du pays de Port-Louis, nous aide à résister localement au néfaste pouvoir capitaliste et à expérimenter d'autres perspectives.
Cette expérimentation incessante d'où surgissent des pratiques concrètes et solidaires, nous permet, dans le plaisir, d'affirmer nos idéaux.
Souhaitons qu'elle intéresse d'autres acteurs de la vie politique.
C'est un leurre de le voir comme une unité, comme un et indivisible. Ce leurre nous conduit bien souvent à nous opposer au phénomène de la globalisation.
Je me rappelle du cri du merle qui s'égosillait pour attirer l'attention des "dénicheurs" loin de sa nichée. Faire du bruit pour retenir l'attention. C'est dans ce cas une louable et très respectable mise en scène.
On ne peut pas en dire autant du système capitaliste.
Il fait du bruit, occupe du terrain, mortifie la pensée créatrice en inculquant l'idée que lutter contre lui est de l'ordre de l'impossible, tellement les choses sont entrevêtrées et complexes.
Or nous savons que ce système se régénère par sa capacité d'adaptation.
Il suffitqu'une idée marche, qu'une action réussisse, pour que celui-ci l'intégre à son propre fonctionnement en détournant très souvent les finalités (commerce équitable ; protection de l'environnement ; intérêt général,.).
Le capitalisme n'est pas un système globalisé. Il est au contraire, multiple et diversifié.
Pour le combattre il nous faut des compétences et des postures politiques distinctes et variées.
Il nous faut nous mobiliser par de multiples actions porteuses de transformations et être des porte parole de ceux qui luttent concrètement par leurs pratiques.
**"C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est à dire la réalité et la puissance de sa pensée dans ce monde et pour notre temps.
La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique est purement scolastique"
C'est dans la pratique que nous prendrons d'autant plus conscience de nos valeurs et idéaux.
Pratiquer, c'est dire quelque chose en associant corps et réflexion.
Aujourd'hui on veut souvent savoir sans pour autant se coltiner à la réalité concrète et aux questionnements sous jacents.
Le capitalisme est toujours prêt à répondre aux savoirs qu'on ingurgite sans poser de questions. Cela fait partie de sa stratégie de développement.
Il répond à ce type de demandes, en dégageant les moyens d'informations qui sont eux-mêmes dirigés par des actionnaires idéologiquement déterminés.
Or s'informer ce n'est pas savoir.
Encore une illusion, un leurre développé par le capitalisme.
La pluralité des compétences et savoirs faire au sein de notre collectif antilibéral du pays de Port-Louis, nous aide à résister localement au néfaste pouvoir capitaliste et à expérimenter d'autres perspectives.
Cette expérimentation incessante d'où surgissent des pratiques concrètes et solidaires, nous permet, dans le plaisir, d'affirmer nos idéaux.
Souhaitons qu'elle intéresse d'autres acteurs de la vie politique.
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