dimanche 20 janvier 2008

* INNOVATION POLITIQUE ET ÉCHÉANCES ÉLECTORALES


Au regard des différentes élections, je me dis que le Parti Communiste Français cumule des erreurs stratégiques au niveau de son développement et de son impact sur la population.

Membre du PCF, je pense qu’aujourd’hui nous sommes dans l’obligation d’inventer autre chose, de créer de nouvelles ouvertures avec différents partenaires d’une Gauche politique à renouveler.

Comme l’annonçait si clairement René Char ‘l’esprit du château fort, c’est le pont-levis’.

Ces ouvertures doivent se fonder sur des espaces publics, des collectifs où les opinions, les convictions idéologiques s’exposent à des débats contradictoires ; ouvertures qui émaneront des rassemblements de partenaires impliqués dans la construction d’une nouvelle force de Gauche et sur une volonté de transformation interne du Parti.

Ces alliances de partis politiques, de collectifs alternatifs antilibéraux, de mouvements associatifs, tout en gardant leur spécificité, oeuvreront à l’amélioration radicale de la vie de tout Homme et à l’appropriation collective de l’économie.

En d’autres termes, il nous faut garder en tant que communiste notre singularité, tout en ayant le désir de nous transformer.

Pas simple ! Mais rester debout est à ce prix.

Cette transformation doit se fonder sur la prise en compte du contexte actuel où le capitalisme financier mène ‘le monde’ et sur les travaux de Karl Marx où la question sociale est primordiale ; transformation et non adaptation à l’économie capitaliste comme le préconisent actuellement les socio libéraux démocrates.

Changer nous-mêmes et nous respecter entre nous.

Ceci me renvoie à la dynamique du collectif antilibéral que nous avons mis en œuvre sur le pays de Port-louis.

Cette nouvelle force politique doit t’elle prendre la forme d’une fédération, d’une force instituée alternative, d’un nouveau parti,… ?

Difficile à dire aujourd’hui.

Plusieurs expériences dont celles des collectifs antilibéraux nous ont montré que l’enthousiasme, la bonne volonté ont du mal à exister institutionnellement dans la durée.

Pourtant la démarche qui construira cette nouvelle force, ce nouvel acteur politique, ne peut être décrétée par avance.

Pour exister dans le champ politique, il est nécessaire d’instituer de nouvelles règles, de nouveaux projets, et de participer aux futures échéances électorales en présentant des candidatures communes issues de cette dynamique.

C’est dans l’épreuve des futures élections municipales de 2008 que nous distinguerons, d’autant plus, notre volonté de construire un nouvel acteur politique capable de rassembler les forces alternatives de Gauche et de riposter à la politique outrageante de Sarko et C°.

Aujourd’hui les collectifs alternatifs, antilibéraux semblent jouer un rôle d’analyseur des partis institués. Rappelons que toute institution vivante, tel le parti politique, est traversée en permanence par de nouveaux propos et nouvelles règles.

Refuser ce nouvel élan pourrait nous éloigner encore plus de la dynamique populaire qui nous a cruellement fait défaut lors des dernières élections présidentielles et législatives.

Jean Le Bohec

5 Octobre 2007




[1] Trois autres contributions essaient de répondre à ce questionnement : Et demain ? - Parti politique et dynamique collective - Pensée collective et chemins praticables -Cf: http://www.ca56290.com/

http://56290.blogspot.com/2007/07/et-demain-mon-adhsion-au-p.html

http://56290.blogspot.com/2007/08/lutter-contre-le-capitalisme-oui-mais.html

http://collectifantiliberal56290.blogspot.com/2007/08/31aot-2007.html


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