dimanche 20 janvier 2008

* ET MAINTENANT

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Voilà c’est fini ! Les campagnes électorales sont terminées, le scrutin est sans appel, les militants vont ranger leurs cartons jusqu’aux municipales et ainsi va la vie des citoyens du politiquement correcte …

Oui mais voilà, en ce qui me concerne, je laisse le concept de la force tranquille à MITTERAND et ses disciples car je n’aime pas recevoir les crachats des possédants à la figure et me contenter de leur dire que ce n’est pas bien ! N’oublions jamais que ces gens là sont capables du pire ; Faire la guerre pour mieux vendre leurs armes, affamer des pays entiers, licencier des ouvriers à tour de bras, remettre au goût du jour l’esclavage, expulser des enfants de sans papier de leur école maternelle, priver des centaines de milliers de familles du droit au logement, etc. Voyez vous c’est parce que j’ai toujours pensé qu’il fallait répondre à chaque injustice par des actions fortes que j’ai adhéré à la jeunesse communiste puis au PC il y a maintenant plus de 20 ans, sur la seule base de me battre pour la libération de MANDELLA alors devenu symbole de liberté. Pourtant en 1984 je peux vous assurer qu’il n’y avait pas grand monde qui avait entendu parlé de ce prisonnier politique ! Et puis l’Afrique du sud, c’est loin. Malgré cela en 89 nous avons réussi à le libérer ! Nous ? Oui nous les citoyens révoltés par l’injustice! De pétitions en manifestations, d’occupations de lycées, au « déménagements » manu militari d’annexes de l’ambassade d’Afrique du sud, de collages d’affiches en distributions de tracts et de soirées de solidarités en boycott d’agences de voyage, etc.. Les actions étaient permanentes, ciblées, efficaces, mobilisatrices et surtout à chaque fois relayées par les élus communistes et républicains qui chacun à leur niveau s’appuyaient sur ces actions pour faire voter une motion, dégager des fonds de soutien, et finalement réussir à faire voter la condamnation du régime de l’apartheid par l’assemblée nationale, en instituant le boycott commercial.

Voilà résumé ce pourquoi je me définis comme révolutionnaire porteur d’un projet de société qui ne fait pas que de s’opposer à la logique capitaliste mais qui riposte en faisant vraiment changer les choses. Je viens de vous retracer MA raison d’être communiste, mais des histoires personnelles et des raisons de résister, il y en a des milliers. Je suppose que les paysans de 1789, les communards de 1870 et les résistants de 1940 ressentaient la même envie de serrer les poings que les ouvriers du front populaire et les lycéens qui en 2006 se sont battus contre le CPE. La même envie de ne pas se laisser faire, mais surtout l’exigence de gagner leur lutte. Nous sommes tous les héritiers en même temps que les initiateurs des luttes émancipatrices qui font à la fois reculer les injustices imposées par la loi du fric et avancer des libertés nouvelles exigées par l’esprit humaniste.

Humaniste ! Voilà peut être LA valeur qu’il faut défendre comme étant une valeur de gauche. Car définitivement, non, cette valeur n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais compatible avec le capitalisme libéral de droite. Et tous ceux qui pensent le contraire en préconisant un aménagement du capitalisme, j’ai nommé la sociale démocratie, ne méritent pas d’avoir le droit de se réclamer de gauche. La gauche ne peut être qu’anti-capitaliste, voilà pourquoi j’ai rejoint les collectifs anti-libéraux qui regroupent des communistes, des alter mondialistes, des écologistes, des syndicalistes qui ont comme points communs, suffisamment forts, cette volonté farouche de combattre et de résister aux assauts de la loi du fric. Il reste cependant un chantier plus délicat à mener ensemble c’est la construction d’un nouveau projet commun de société. Délicat car chacun fort de son histoire et de ses propres convictions bâties sur ses propres pratiques devra faire l’effort de s’ouvrir à la façon de voir des autres. Pour ma part je pense qu’il n’y a qu’une solution pour y arriver, et contrairement à ce que l’on pourrait penser ce n’est pas en abandonnant nos propres organisations mais bien au contraire en les renforçant de nouveaux militants. Je suis et resterais communiste, et c’est bien parce que je suis communiste que j’ai été convaincu de m’engager avec d’autres dans cette démarche collective. Pour moi il est donc évident que c’est en faisant en sorte qu’il y ait davantage de communistes, d’écologistes, d’alter mondialiste, etc.… qui adhèrent à nos organisations respectives, que nous forgerons ensemble une nouvelle histoire commune et enrichiront notre collectif unitaire.

Pour finir je pense que l’heure est plus que jamais au rassemblement des forces de gauche et qu’il faut mener l’offensive sur tous les fronts en faisant signer des pétitions en multipliants les occasions de rencontres des gens ( porte à porte, continuer à être présents sur les marchés, organiser des débats citoyens…) en occupant le terrain par la diffusion de nos idées ( blog, tracts, courriers, vendre la presse révolutionnaire …). Et surtout être méthodique en portant le plus grand intérêt à chaque camarade, adhérant, compagnon de route, signataire de pétitions, ami, sympathisant, pour que chacun trouve sa place pour exprimer sa colère et ouvrir de nouvelles perspectives d’avenir.

Philippe JOUBERT




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