Mon adhésion au P.C s'est ancrée, entre autre, sur les réflexions et pratiques concrètes développées par ce parti, et sur la remise en cause du tout collectif pensé au dépend de chaque réalité singulière.
La campagne présidentielle m'a permis d'apprécier l'humanité, les rapports sociaux entre les citoyens bénévoles et militants engagés dans la lutte antilibérale.
Ces gens qui y croient, qui sont convaincus, qui ont des racines de part leurs pratiques, leurs histoires ont donné non seulement de leur énergie, de leur force mais aussi de leur espérance;
La déception due au résultat de cette présidentielle fut grande;
A l'annonce de ces résultats les visages se sont crispés, se sont fermés. La petite lumière de conviction s'est soudainement ternie.
La fierté des uns et des autres semblait se recroqueviller sur elle-même.Et pourtant, personne ne voulait verser une larme de désespoir ou de découragement.
Puis l'espérance est réapparue en parlant des futures législatives de la circonscription d'Auray.
La campagne menée par le collectif de la gauche alternative et antilibérale d'Auray / Port-Louis, constitué de personnes et adhérents provenant de différentes familles politiques et de mouvements citoyens, redonnait sens à l'idéologie humaniste et égalitaire.
Après cette alternance de désespoir et de perspectives, la politique a repris ses droits : politique exprimée par la façon qu'ont les gens de coopérer pour un mieux vivre ensemble, mais aussi de participer au pouvoir et à la gestion de la collectivité pubique.
Aussi, comment empêcher la droite d'obtenir une nouvelle majorité parlementaire, d'affirmer une gauche alternative à la droite mais aussi à la sociale-démocratie ?
Deux logiques et stratégies apparaissent actuellement :
- Poursuivre l'alliance avec la sociale démocratie associée de plus en plus avec le centre droit, pour défendre ce qui reste à sauver des positions acquises avec la gauche ?
- Rompre avec la politique de la gauche sociale-démocrate et s'impliquer dans la construction d'un rassemblement de la gauche antilibérale ?
Les futures élections législatives et municipales seront des indicateurs de ces prises de position.
Pour ma part, il est question de construire une gauche antilibérale avec des gens du quotidien engagés dans l'organisation de la collectivité, de remettre les rapports sociaux au centre de toute politique, de faire vivre les valeurs de justice sociale et de combattre les idéologies du capitalisme financier.
Cette aventure collective nous demande d'interroger nos certitudes, de faire un petit pas de côté pour prendre en compte les idéaux et pratiques d'autrui.
Cela demande du temps, du positionnement mais aussi de la confiance en l'autre.L'énergie développée pour construire cette nouvelle aventure servira non seulement au progrès social mais aussi à l'émancipation de tout un chacun.
J.LB - 7 mai 2007
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